Tradition & Innovation en Sud de France
 
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Jean Louis Denois: Un défricheur visionnaireJL Denois
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Tradition & Innovation en Sud de France

Le spécialiste des fines bulles, des grands blancs et des rouges délicats en Sud de France

Ce défricheur visionnaire du Languedoc poursuit sa route sur les chemins de la qualité
et le prouve par sa gamme de vins en AOC Limoux et en vins de pays"

Revue du Vin de France

Fils et petit fils de vignerons en Champagne depuis 6 générations, Jean-Louis Denois a tout d’abord puisé ses racines dans la tradition et le classicisme de deux grandes régions viticoles du Nord-Est, puis s’est ensuite imprégné de l’esprit dynamique et de liberté du Nouveau Monde. Ce sont ces deux pôles qui aujourd’hui se reflètent dans sa gamme de vins modernes et classiques à la fois.

Après des études de viti-oeno à Beaune en Bourgogne, il part dés le début des années 80 à la découverte du « Nouveau Monde Viticole » : la Californie, l’Australie, la Nouvelle Zélande et surtout l’Afrique du Sud où il séjourne dés 1979.

Suite à ces voyages et la découverte d’autres mentalités plus ouvertes, d’autres façons de voir les choses,  cet esprit curieux, entier et passionné, est devenu un anticonformiste innovateur, navigateur solitaire en dehors des chemins tracés.

L’immobilisme ressenti en France depuis les années 60, le véritable apartheid viticole exercé au profit des nantis des régions d’AOC, contre les vins de table et mousseux sans grade, l’ont conduit à devenir rebelle au dirigisme du monde viticole français qu'il juge trop traditionnel,  protecteur et corporatiste, mais il reste cependant toujours en quête perpétuelle de la satisfaction du consommateur et des demandes de ses clients.

Elaborer des bulles « hors Champagne » et vinification en Afrique du Sud

A 25 ans, à l’aube des années 80, à partir de rien et sans capital, à Fére en Tardenois, dans l’Aisne, juste aux portes de la Champagne viticole, il crée « Charles de Fère »,  un vin mousseux haut de gamme sans appellation, qui le conduira dés 1985 à des achats de raisins de Chardonnay du côté de Limoux.  Dans le même temps, il ouvre 4 caves à vin sous l’enseigne « Le Pressoir » en Champagne-Picardie et trouve également le temps chaque hiver, de contribuer en Afrique du Sud, à la naissance du premier « Blanc de Noirs », puis des Cape Classic (la Méthode Traditionnelle du Cap).

Pari réussi au Domaine de l’Aigle

Dés 1989, il démarre une nouvelle aventure au pied des Pyrénées, après la découverte d’un vignoble de piedmont frais et tardif dans la zone la plus fraîche de la Haute Vallée de l’Aude qu’il baptise : le Domaine de l’Aigle. Idéalisme inspiré du Nouveau Monde : produire des grands vins sur un terroir nouveau, inconnu, sous le meilleur climat possible, à partir des meilleurs cépages disponibles, sans aucun compromis, en donnant la priorité aux facteurs techniques, alliés au (beau) rôle de l’homme. Pari gagné : 10 ans plus tard, un vin du domaine est classé parmi les 80 meilleurs vins blancs classiques de France (James Turbull : Les grands vins de France). Succès rarissime et fort remarqué dans la France viticole conservatrice de cette fin de XXème siècle.

 

Un multiplicateur d’expérimentations

Voyageur infatigable et spécialiste du nouveau monde viticole,  désormais sa principale source d’inspiration, Jean Louis Denois est à l’origine de projets novateurs : consultant en Oregon, pionnier du Pinot noir en rouge et en bulles à Limoux, il mène une expérimentation inédite de riesling et gewurztraminer, d’abord autorisée, puis interdite par les autorités. Ces cépages sont maintenant autorisés en Languedoc et même primés.  Le tord d’avoir raison trop tôt !

Deux vignobles de montagne au pied des Pyrénées

En 2001, il cède une partie de son vignoble et la marque « Domaine de l’Aigle » et, toujours basé dans la même cave, au milieu d’un site grandiose et isolé face au village pittoresque de Roquetaillade, il reste vigneron et exploite plusieurs parcelles conservées parmi les plus vieilles vignes : toujours du Chardonnay bien sûr :  Sainte Marie, mais aussi un nouveau challenge : le Merlot, dont les premières réalisations atteignent des sommets, inégalés à ce jour : Chloé, Grande Cuvée, dans ces terroirs tardifs de la Haute Vallée de l’Aude. De ce petit vignoble de 10 ha, étendu à 28 par des achats en 2006 dans les Fenouillèdes (Haut Roussillon) et à 35 ha en 2011, suite à de nouvelles acquisitions de Pinot et Chardonnay prés de Limoux, il réalise à partir de raisins vendangés à la main des vins de caractère et propose aujourd’hui, l’une des plus belles gammes de vins fins du sud de la France, où expérimentation et choix personnels ne sont jamais absents. Des vins de grande originalité aussi bien en bulles qu’en blancs tranquilles et en rouges.