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Présentation

Découvreur de grands terroirs en Sud de France

En Haute Vallée de l'Aude, aux confins de l’Ariège et déjà en piedmont pyrénéen, à l’extrême sud ouest du Languedoc, l'influence océanique est très nette, les fronts en provenance de l’Atlantique ne rencontrent aucun obstacle avant les Corbières et contribuent à un climat frais.

C'est cette fraîcheur unique dans la mosaïque des climats languedociens qu'est venu chercher Jean-Louis Denois lors de l'acquisition dés 1988 d’une première vigne de Pinot noir à ROQUETAILLADE, puis suivront en 1989 : 15 ha entre 400 et 500 m d’altitude pour mettre en place un vignoble dans l'esprit bourguignon : Pinot Noir pour les vins rouges, Chardonnay pour les vins blancs à la fraîcheur et à la minéralité exceptionnelle pour le Languedoc, et jamais produits en sud de France à ce niveau et qui deviendront l’emblématique Domaine de l'Aigle.

Armé d’un esprit de défricheur et la farouche volonté de créer un vignoble d’exception, Jean-Louis plante en 1991 les premiers Pinots en clones champenois dédiés à la production de vins effervescents. Ces raisins sont différents de leurs cousins bourguignons par une peau fine et fragile, moins de couleur et plus d’acidité.

Après les premières récoltes de 1989 à 92, les médailles et articles ne tardent pas à venir récompenser le travail, et apportent une reconnaissance internationale et la position indiscutée de pionnier du pinot en Languedoc et des grands chardonnays de Limoux. Parmi les millésimes de cette époque: le 89 tient encore solidement debout avec un homard ou chapon aux truffes et le frais 91 est toujours vif et fringant grâce à sa charpente acide, des potentiels de garde absolument inattendus qui s’avéreront parfois dépasser ceux de Bourgognes blancs. Est-ce à cause de l’acidité naturelle de ces vignes de montagne, la vendange à la main ou bien l’absence d’engrais chimique et minéraux, de potasse qui a tendance à neutraliser l’acidité naturelle, ou tout simplement l’ensemble de ces facteurs ?

La superficie s’étendra au fil du temps jusqu’à 35 hectares plantés vers 2000.

Autre expérience réussie, autre tranche de vie !

Malgré un parcours commercial sans faute, Jean-Louis, plus interressé par la création que l'administration à long terme, décide de rechercher l’appui d’une Maison bourguignonne solide pour l’accompagner commercialement et faire une pause éventuellement. Le besoin d’un changement de vie, de sortir d’un chemin trop balisé, d’une routine.... Ce sera une rencontre fructueuse avec la maison Antonin Rodet qui de son côté cherche un vignoble dans un lieu d’exception pour y faire des grands vins et comprend en découvrant la beauté des lieux le potentiel de ses terres d’altitude à l’extrême sud ouest du Languedoc.

Il cède la marque et certaines parcelles du domaine, ne conservant que la petite vieille vigne de Sainte Marie, Sainte Anne au lieu dit Mouscaillo, le chenin blanc de la Rivière et une petite parcelle de vieux merlot qui deviendra l’amorce du futur vignoble du domaine Denois en AOC Limoux rouge.

Une nouvelle page se tourne !